Antonella Serrao
Antonella Serrao
Devenir entrepreneure m’a permis d’apprendre à mieux me connaitre. C’est un très bel exercice de développement personnel continu. Au-delà d’apprendre à mieux me connaitre, j’apprends également plein de compétences, comportementales notamment, qui me sont utiles et me servent, dans ma vie de façon plus globale.
Saint-Mandé
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SON HISTOIRE

Antonella, on veut connaître ton histoire,
raconte-nous un peu qui tu es ?

Je m’appelle Antonella, je suis facilitatrice de développement entrepreneurial à impact.

Je souhaite contribuer au développement d’entreprises à impact positif. Et je suis persuadée de la force du collectif pour nous aider à nous motiver et à avancer. 

 

Qu’est-ce qui t’as poussée à monter ton entreprise ?

Au bout de quelques années de salariat, j’ai commencé à sentir un mal être. Sans pour autant, réussir à poser les mots sur ce qui n’allait pas.

J’ai alors entamé un bilan de compétences, qui m’a permis d’apprendre à mieux me connaitre et à découvrir mes compétences ainsi que mes appétences. J’ai aussi, pu comprendre ce qui n’allait pas dans mon expérience professionnelle.

J’avais une forte envie d’apporter plus de sens et d’impact à mon travail et de pouvoir diffuser des messages à ma façon. J’avais également un fort besoin d’autonomie et d’indépendance. De pouvoir gérer mon temps comme je le souhaite, de choisir avec qui je veux travailler et comment je souhaite organiser mes journées… La voie de l’entrepreneuriat, m’est alors apparue comme la plus logique. J’avais su poser des mots sur certaines choses. J’en avais compris et conscientisé d’autres.

J’avais envie et je me sentais prête à me lancer dans l’entrepreneuriat, pour toutes ces raisons.

 

SON PARCOURS

 

Quel est a été ton parcours avant de te lancer
dans l’aventure entrepreneuriale ?

Avant de me lancer dans l’entrepreneuriat, j’ai été pendant 6 ans, consultante en organisation, dans des grands groupes bancaires. J’accompagnais des managers et leurs équipes à travailler de façon plus simple, plus fluide et plus efficace. En leur permettant de prendre un temps de recul sur leur activité, par des temps d’échanges collectifs entre membres d’un même processus d’une entreprise, pour résoudre des problématiques organisationnelles.

En parallèle de cela, j’ai découvert l’entrepreneuriat social et depuis 2018, je suis bénévole dans des associations qui permettent d’accompagner et d’aider de différentes façons des entrepreneurs sociaux. La découverte de cet écosystème a été une révélation. J’ai découvert qu’il était possible d’aligner ses valeurs personnelles et son travail. Que l’on pouvait contribuer à un monde meilleur sur le plan environnemental et social, tout en gagnant sa vie. Et donc qu’il était possible d’en faire son métier.

 

 

SA CRÉATION D’ENTREPRISE

 

Parles nous de ton entreprise, c’est quoi ?

J’ai fondé DevCo. Cela signifie Développement Collectif.

Ce sont des collectifs d’entrepreneurs à impact positif, qui se retrouvent régulièrement pour échanger et s’entraider entre pairs, sur leurs activités respectives. Une promotion de 6 entrepreneurs se retrouve en ligne toutes les semaines, pendant 2h, sur une durée de 3 mois, pour s’entraider.

Ils partagent leurs avancées, leurs difficultés et s’apportent mutuellement des contacts, des avis… Le fait de faire partie d’un collectif est motivant, donne envie d’avancer ensemble et de voir les entreprises de chacun évoluer.

Au fur et à mesure des séances, les entrepreneurs apprennent à se connaitre, et leurs échanges sont de plus en plus pertinents et précis sur les activités de chacun.

 

Pourquoi ce secteur d’activité ?

J’ai entendu parler pour la première fois d’entrepreneuriat social, lorsque j’ai réalisé mon bilan de compétences.

J’ai découvert le fait qu’on pouvait gagner sa vie en travaillant, tout en se mobilisant pour des causes sociales et / ou environnementales.

J’ai commencé à mettre un premier pied dans cet écosystème par la voie du bénévolat, au travers de structures qui mettent en relation des entrepreneurs sociaux et des citoyens bénévoles. Au-delà des missions intéressantes, avec de l’impact sur lesquelles j’étais amenée à aider, j’y ai rencontré des personnes avec lesquelles on se comprenait très rapidement, qui pensaient comme moi. J’ai voulu alors aller plus loin, y consacrer plus de temps.

Et j’ai décidé de travailler également dans cet écosystème. Il y a plusieurs causes sociales et environnementales qui me touchent. Je n’ai pas réussi à en choisir une en particulier.

J’ai alors décidé de faire ma part, en y apportant mes compétences issues de mes études et de mon expérience professionnelle passée, par des services supports à ces entrepreneurs sociaux.

 

Que nous réservez-vous, toi et ton entreprise, dans un futur proche (ou pas) ?

Je souhaite pour la suite, continuer à travailler seule dans mon entreprise, sans salarié. Faire appel de temps en temps, pour des besoins ponctuels à des freelances. Monter des partenariats avec des entrepreneurs qui peuvent être complémentaires à mon offre. Et continuer de me faire accompagner pour développer mon entreprise.

En bref, je souhaite continuer à m’entourer, de personnes qui partagent les mêmes valeurs que moi, tout en restant seule aux commandes de mon entreprise.

Je souhaite également dépendre de moins en moins de Paris intra-muros, développer mon activité en banlieue et en ligne. Le confinement m’a aidé à développer mes compétences en activité à distance.

De façon générale, le but de mon désir entrepreneurial n’est pas de monter une grande entreprise, qui génère des millions et qui salarie beaucoup de personnes. Au contraire, je souhaite continuer à développer mon activité seule. A adapter l’activité aux besoins du marché et à mes envies. Pour au final, pouvoir vivre de mon activité au rythme qui me convient, et qui me permette de vivre où je le souhaite.

 

 

VIE ENTREPRENEURIALE

 

Alors ? La vie d’entrepreneure c’est comment ?

Le gros avantage d’être entrepreneur est d’avoir la liberté de construire son offre auprès de sa cible idéale. Aujourd’hui, je peux dire que j’ai la chance de pouvoir proposer mon offre, à ma façon, auprès d’une cible que j’ai choisie et que j’ai réellement envie d’aider. Je choisis également avec qui je souhaite travailler, mes partenaires. Je m’entoure donc de façon globale de personnes qui partagent mes valeurs et cela n’a pas de prix. Je peux choisir également de l’organisation de mes journées, de mon lieu de travail… Et j’ai une liberté sur les messages que je souhaite véhiculer, sur le fond et la forme.

Je suis ravie de pouvoir partager mes points de vue, cela attire des personnes qui pensent comme moi. Je sens donc un véritable alignement entre mon « moi perso » et mon « moi pro », ce qui était moins le cas, quand j’étais salariée.

Quant à la contrainte, j’en vois difficilement, parce que pour moi être entrepreneur, c’est choisir ses contraintes. De ce fait, étant donné que je les ai choisies, je les accepte et les intègre plus volontiers. Cela colle tout à fait à ma façon d’être et de penser. Être passionnée, diffuser ses propres messages, pouvoir adapter son activité à ses envies, à sa propre évolution.

Peut-être que le revers de la médaille, serait qu’à force d’être passionnée, mon cerveau se met difficilement sur pause. Je pense tous les jours à DevCo, quel que soit le jour ou l’heure. J’y ai découvert une grande créativité. Mais également, finalement une difficulté à appuyer sur le bouton pause, à moins cogiter.

 

Penses-tu qu’il soit plus difficile d’entreprendre en banlieue ? 

Il y a de plus en plus d’accompagnements à l’entrepreneuriat qui peuvent se faire à distance. Aussi, il y a des accompagnements qui sont répartis sur tout le territoire (BGE, Chambres de Commerce…). Donc entreprendre en banlieue me semble tout à fait possible. Il y a surement des choses plus difficiles à réaliser selon les territoires.

Pour ma part, je suis située dans le département du Val de Marne, dans une commune très proche de Paris. Je n’ai surement pas les mêmes accès que d’autres personnes qui seraient plus éloignées de Paris. Difficile donc de dire de façon très catégorique que c’est plus difficile d’entreprendre en banlieue.

Tout dépend de quel type d’activité on souhaite lancer, d’où on se situe, quel est notre background, notre niveau de ténacité, de curiosité…

 

 

Si tu devais donner un/des conseil(s) à la personne qui souhaite se lancer ?

Pour donner un conseil, je me baserai sur un de mes échecs. Mais à nouveau, difficile de pointer des échecs, quand j’y vois dans toutes les expériences des opportunités d’apprentissages.

Je dirais quand même que le fait d’avoir essayé de monter mon entreprise seule dans un premier temps, et ce pendant plusieurs mois, a fait que je me suis pas mal éparpillée, que je n’ai pas atteint les résultats attendus. Entreprendre n’est pas inné. Il y a certaines étapes, certains éléments auxquels, seule, sans entourage entrepreneur, je n’avais pas pensé.

De ce fait, je conseillerai à quiconque souhaiterait entreprendre, de se renseigner auprès des structures d’accompagnement à la création d’entreprise. Etant passée par la case « éparpillée » avant mon accompagnement avec Positive Planet, j’ai bien vu la différence. La création de mon entreprise était nécessaire, cadrée, structurée et réfléchie. Maintenant, je sais ce que je dois faire et pourquoi je dois le faire. La stratégie est claire dans ma tête et ça s’en ressent auprès de mon audience. Tout est plus fluide et plus logique. Cependant, c’est parce que je me suis dispersée, que j’ai compris et que j’ai ressenti le réel besoin de me faire accompagner. Alors je ne regrette pas tellement cette première phase, qui a été forte en apprentissages.

 

 

Une story positive ou un avantage particulier d'entrepreneure à nous raconter ? 

Mon meilleur souvenir depuis que j’ai créé mon entreprise a été lorsqu’à une formation, une des participantes m’a dit qu’elle avait assisté à un événement par ailleurs. Et que les participants à cet autre événement lui avaient parlé de moi et qu’elle était ravie de me rencontrer maintenant.

Déjà le fait qu’une personne soit ravie de me rencontrer, ça fait du bien à entendre. Mais en plus, le fait de savoir qu’elle était ravie de me rencontrer parce que d’autres lui avaient parlé de moi et de mon projet, en lequel ils croyaient, c’était encore plus fort.

Quand j’étais salariée, je faisais ce que l’on me demandait de faire. Mais j’avais du mal à imposer ma patte. Les bénéfices de mes actions revenaient au travail de l’équipe (pour des bénéfices en interne), ou à l’entreprise (pour des bénéfices visibles en externe). J’avais tout le temps l’impression d’être noyée dans la masse et pas reconnue pour ce que je pouvais, en tant que personne, apporter.

Alors que maintenant, étant donné que je travaille seule, lorsqu’on me félicite, on parle de mon activité, c’est pour moi en tant que personne.

 

 

L’AVENTURE PPF

Un mot sur ton expérience avec Positive Planet France ?

En novembre 2019, j’ai préparé un concours de pitch pour l’ADIE. L’une des participantes en lice avec moi, était accompagnée par Positive Planet pour son projet. Elle m’en a parlé et cela m’a donné envie d’en savoir plus. Parce que je sentais que je m’éparpillais et que j’avais besoin d’un accompagnement individuel, au plus proche de mon activité, pour créer mon entreprise de façon solide et structurée.

Et c’est ce que ça m’a réellement apporté. L’accompagnement de Positive Planet m’a permis de créer mon entreprise de façon solide et structurée. L’accompagnement de façon individuelle m’a permis de travailler en profondeur sur mon projet, de pouvoir poser toutes les questions à ma conseillère. Et d’avancer de façon très fine sur mon projet. L’accompagnement est structuré avec des étapes à suivre, ce qui permet d’éviter de s’éparpiller, de faire les choses dans l’ordre. Aussi, cet accompagnement individuel a été complété par des formations collectives sur certains points (prévisions financières, prospection commerciale…), qui m’ont permis de comprendre certaines phases, avant de travailler concrètement sur ces notions pour mon projet.

Aussi, le fait de pouvoir choisir le rythme des séances était très intéressant, pour l’adapter à mon rythme. Pour ma part, j’ai choisi un accompagnement hebdomadaire. C’était une durée assez longue pour me permettre de faire des avancées significatives d’une semaine sur l’autre, et assez courte pour pouvoir rebondir et corriger le tir, selon les questionnements que j’avais étape par étape.

 

 

SA CITATION FAVORITE

« Certains veulent que ça arrive
D’autres aimeraient que ça arrive
Et quelques-uns font que ça arrive » Michael Jordan
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