f Louise WETTERSTROM - Positive Planet France
Je donne donner pour la création d'entreprise
Ils créent

Louise Wetterstrom

Les Bons Gamins

Il faut oser croire en soi-même, accepter de se mettre en avant et aller où l’on souhaite amener son projet.

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Impactée par la situation de confinement en tant qu’entrepreneure, Louise a mis ses savoirs-faire au service de la Solidarité en fabriquant des masques bénévolement. Au 10 avril 2020, elle avait déjà donné plus de 50 masques à un collectif les redistribuant aux personnes en première ligne, à Marseille.

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SON HISTOIRE

Louise, on veut connaitre ton histoire,
raconte-nous un peu qui tu es ?

On peut dire que je fais partie de la famille des créatifs. Si je ne créé pas avec du textile, je joue des notes de musique ou je gribouille des traits sur du papier. J’aime l’Art sous toutes ces formes. Travailler le textile était une évidence et une nécessité pour moi.

Dans mon métier, je travaille avec des matières souples et je trouve cela plaisant d’être un dompteur de cette matière. Chaque matière réagit de sa propre façon et il faut s’adapter et apprendre. J’aime les challenges et j’aime apprendre des choses nouvelles, chaque jour.

 

 

SON PARCOURS

Quel a été ton parcours avant de te lancer
dans l’aventure entrepreneuriale ?

Je viens du Suède. J’y suis née, j’y ai grandi, vécu et travaillé une grande partie de ma vie. Je travaillais dans le domaine de la musique et plus principalement dans l’archive de disques/tubes/albums pour une radio nationale. A l’époque, je rêvais déjà de pourvoir faire des costumes parfaits et jouer du saxophone comme Sonny Rollins ! Je m’inspirais souvent des couvertures des disques de Blue Note Records. Après 10 ans a la radio et un refus d’entrée dans une école renommée de musique, je suis partie faire une formation de stylisme et modélisme à l’ESMOD de Paris, en 2000.

Après mon examen, j’ai reçu le prix « Coup de cœur », ce qui m’a peut-être ouvert des portes pour la création de mon entreprise LES BONS GAMINS.

Ensuite, je suis restée à Paris où je travaillais comme modéliste et technicienne de modèles auprès de marques de prêt-à-porter haute-gamme et moyenne-gamme.

En 2012, je suis arrivée à Marseille, par hasard, et j’y suis restée.

Pour quelle raison LES BONS GAMINS est-il né ?

La liberté qu’il y a dans le fait d’être entrepreneure, est la raison principale.

 

 

SA CRÉATION D’ENTREPRISE

LES BONS GAMINS, c’est quoi ?

Avec LES BONS GAMINS, on propose des patronages et des modèles de vêtements à des créateurs qui souhaitent lancer leur marque, ou encore,  des vêtements sur mesure pour des occasions spéciales. Je fais, moi-même, des vêtements pour hommes et femmes.

Pour l’instant je ne fais pas de collections. Je conçois seule mes créations, de A à Z, et dans mon atelier. Ça m’arrive, également, de faire des accessoires en cuir recyclé.

LES BONS GAMINS, c’est aussi une collaboration avec des tapissières marseillaises, des services de retouche pour des personnes qui ne savent pas coudre. Je propose ce service en ligne et via l’application TILLI. Pour finir, je donne des cours de couture et de customisation de vêtements pour des passionnés qui ont besoin d’être formés. Ce n’est pas, tout le temps, évident de dompter des matières souples.

C’est beaucoup d’activités mais en tant qu’entrepreneure, il faut savoir se diversifier et garder un esprit ouvert.

De plus en plus de personnes réalisent que nous entrons dans une nouvelle ère. Une ère plus conscience de nos ressources planétaires. Je fais partie de celles et ceux qui ne veulent pas faire partis de l’industrie la plus polluante du monde : la fabrication massive de vêtements. C’est pourquoi, j’utilise des matériaux recyclés et plus particulièrement lorsque je fabrique des sacs. C’est très important pour moi et ça donne une autre dimension.

Que nous réservez-vous toi et ton entreprise
dans un futur proche (ou pas) ?

Premièrement, mon objectif à long terme est de pouvoir vivre pleinement des bénéfices de mon entreprise et de faire grandir ma clientèle tout en la fidélisant. Je souhaite continuer à travailler manuellement car je pense que ça a un impact qualitatif sur le travail et que travailler avec ses mains, comme un artisan, donne un vrai sens !

Deuxièmement, cela ne suffit pas d’être 100% offline. Je rêve d’avoir accès à un système qui me permette de digitaliser mes patronages ou co-investir dans ce type de système. Par exemple, le système américain N-hega est très intéressant.

Antre actualité en cours : la construction de mon site internet.

De quoi as-tu besoin, aujourd’hui, pour développer ton entreprise ? 

J’ai besoin de matières premières et d’augmenter la visibilité de mon entreprise.

 

 

VIE ENTREPRENEURIALE

Alors ? La vie d’entrepreneure c’est comment ?

En terme de challenge, je pense que celui-là est l’un des projets les plus osé que j’ai entrepris. J’avais très peur de me lancer au début, peur de la barrière de langue, notamment pour les questions juridiques mais je trouve, pour l’instant, qu’être micro-entrepreneure est assez compréhensible, même pour un suédoise.

L’indépendance, la force de prendre totalement la responsabilité et la direction de ma vie sont un tournant.

On sait que ce n’est pas toujours simple… Parle-nous des difficultés que
tu as surmontées en devenant une super entrepreneure :

Le financement a été, en général, assez compliqué. J’ai de la chance être en couple d’être soutenue par mes proches qui me permettent de continuer cette belle aventure.  Sinon, pour les machines, la plupart, je les avais bien longtemps avant de me lancer.

La contrainte est toujours, encore pour moi, de mettre un prix raisonnable pour le travail que je fais et d’estimer un coût en faisant les bons devis. Le problème est qu’il y a énormément de concurrence et beaucoup moins cher, au bout du monde.

Une story positive (ou un avantage particulier d’entrepreneure) à nous raconter ?

L’augmentation de sa confiance en soi !

Si tu devais donner un/des conseil(s) à la personne qui souhaite se lancer ?

Il faut oser croire en soi même, accepter de se mettre en avant et aller où l’on souhaite amener son projet.

 

 

L’AVENTURE PPF

Un mot sur ton expérience avec Positive Planet France ?

J’ai rencontré Positive Planet France suite aux recommandations d’un ami puis d’une orientation de pôle emploi. Ca a été une vraie aide pour remplir mes documents administratifs et c’était aussi de bonnes explications sur les procédures à suivre et cela même après le lancement de mon entreprise.

 

 

TON LEIMOTIV

Loi universelle : I am

“Man taga vad man hafva kan” / “Pour créer on prend ce que l’on peut” Caisa Warg

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