f Hamid SEMAANI – Positive Planet France
Je donne donner pour la création d'entreprise
Ils créent

SEMAANI Hamid

CINEPHIL'CAFE

Café/Brasserie
70 avenue Georges Gosnat 94200 IVRY-SUR-SEINE
09 84 40 07 15 / 07 51 13 87 66
ha.semaani@laposte.net
En cours de création
Partager:
Retour aux témoignages

Travailler c'est la santé

Je travaille dans la restauration depuis mes 24 ans, plus précisément dans la vente de boissons (barman). C’est une affaire de famille car nous sommes nombreux à travailler dans ce secteur.

J’ai habité Porte de Lilas et dans le 19 ème , puis j’ai déménagé à Ivry. J’ai été informé par le bouche à oreille de l’opportunité de reprendre le bail du Cinephil’ Café, et, aidé par un cousin et une amie de très longue date (devenue depuis sa compagne), j’ai voulu tenter l’expérience. Il est important pour moi de s’entourer de gens en qui j’ai confiance, car je sais que la réussite d’un
projet comme celui-là demande un engagement sans faille et de bonnes intentions de la part de tous.

Bien qu’habitué du secteur de la restauration, n’ayant jamais entrepris et ne connaissant que les implications de l’employé au sein de ce secteur, je suis une formation « 5 jours pour entreprendre » en avril 2017 afin de me mettre au fait. J’apprends plus tard comment gérer une cuisine, les stocks, les normes alimentaires etc. Ainsi j’ai pu ouvrir en début d’année (janvier 2018).

J’ai décidé de créer mon entreprise pour constituer un assez gros capital pour quitter Paris et m’installer dans un lieu de nature, de verdure et de tranquillité, d’ici 15 ans maximum. Tant que je n’ai pas constitué de capital, je ne pars pas en vacances ou en voyage, car pour moi, ma est constituée de 2 parties distinctes : la première, où je travaille pour mériter la deuxième, où je coule des jours heureux sans s’inquiéter de subvenir à mes besoins. Et même là, il est possible que je m’achète une ferme ou un terrain d’agriculture afin d’y subvenir par les ressources que j’aurai moi-même créées.

Comparé à mes anciens jobs, c’est beaucoup d’heures en plus pour un salaire moindre ; cependant, j’ai complètement adhéré au fait de travailler pour moi et l’expérience que ça me donne : à moins d’y être contraint,  je ne retournerai jamais au statut d’employé, quitte à créer un autre projet si celui-là
n’atteint pas les objectifs fixés.

Mes obstacles ont été que L’ancien propriétaire du café avait mauvaise réputation, et puisque tout se sait dans ce quartier d’Ivry-sur-Seine, cela a mis un peu de temps et demandé un travail d’approche que de prendre la
suite sans pâtir de cette image. Je voulais au départ changer le nom pour pallier à ce quiproquo mais cela demandait de l’argent que j’ai préféré injecter autrement pour mon projet, dans ce que j’ai considéré comme plus urgent. Aujourd’hui, ce n’est plus qu’un détail car bien que je pense encore à
changer le nom, cela me prendrait beaucoup plus de temps que ça n’en aurait pris au départ, pour peu d’impact car désormais, ce même bouche-à-oreille qui risquait de le pénaliser a permis d’informer la plupart des habitants du quartier du changement de propriétaire.

Pour moi, « travailler c’est la santé », au sens littéral : sans travail, je sais que je basculerais dans une mauvaise hygiène de vie. Je l’explique par un exemple très simple : « j’aime prendre un verre avec des amis ou de la famille, mais si je ne travaillais pas ou peu, je boirais beaucoup plus ». Ce qui s’accompagne d’un manque d’activité physique, entre autres. En bref, je me connais bien et sais que je me préserve par le travail.

Pour avoir travaillé dans les « beaux quartiers » autant que dans les banlieues populaires, j’assure qu’une bonne transition des uns aux autres n’est qu’une question d’adaptation : une fois compris et acquis les codes sociaux (langage, familiarité, style vestimentaire) propres à chaque lieu de travail, il suffit de les appliquer. On ne fait que « changer sa façon d’être » et non pas soi
directement. J’affirme même avoir trouvé plutôt avantageux de tenir son café en banlieue car dans ce type de quartier, tout le monde se connaît et les commerces marchent au bouche à oreille. A côté de ça, de plus en plus de monde travaille aux portes de Paris ou dans les banlieues, donc la clientèle s’y accroit. Enfin, en banlieue, les charges communales et loyers (entre autres charges) sont moins élevés que dans Paris intramuros, et, selon moi, la clientèle est « plus dynamique » car double : je reçois à la fois des habitués, tôt le matin ou dans l’après-midi, et de la clientèle de bureau, aux heures des repas.

Au moment où je rencontre Positive Planet France, il ne me manque que la constitution de ses statuts juridiques pour m’installer, et je suis peu désireux d’injecter l’importante somme d’argent que cela demande en général. Aussi, en nous croisant à un salon de l’entrepreneuriat en 2017, j’en parle à un représentant de l’association qui sera par la suite mon chargé d’accompagnement sur quelques rendez-vous. Bien qu’ayant fait relire ces statuts par un juriste, le coût total pour la constitution de ses statuts aura été divisé par deux grâce à Positive Planet Paris , ce pour quoi je suis reconnaissant et pourrais vous conseiller à venir entreprendre.

Découvrez aussi