f Anne-Sophie CULIOLI – Positive Planet France
Je donne donner pour la création d'entreprise
Ils créent

CULIOLI Anne-Sophie

Le Petit Cabas Epicerie

Nouvelles épiceries type « épicerie d’antan »
189 rue de Charonne 75011 PARIS
01.48.42.24.49
infolepetitcabas@gmail.com
https://www.facebook.com/lepetitcabas/
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L’idée est sûre et validée, mais pour qu’elle soit pérenne il faut développer d’autres services, […] pourquoi pas m’associer avec une autre personne pour m’aider au développement de l’épicerie

Anne-Sophie a fait un BTS « animation et gestion touristiques locales », il s’agit de l’accueil de la clientèle et l’animation de territoires, le montage de projets touristiques et l’organisation d’opérations promotionnelles. Mise en place des événements, des manifestations pour des entreprises, de professionnels, d’institutions ou de collectivités.Ensuite, elle a fait une licence pro « conseiller et concepteur en produits touristiques », spécialisation en tourisme d’affaires, pendant laquelle elle a travaillé en alternance dans une entreprise du secteur touristique très haut de gamme (Tapis Rouge International), puis dans le E-tourisme chez Expedia ou encore chez AG2R la mondiale (mutualiste) dans la filiale agence de voyage. Après plusieurs expériences professionnelles, elle a eu l’opportunité en 2011 de travailler pour un traiteur à Paris « Cocktails et Communication », qui cherchait quelqu’un pour gérer la partie commerciale : « on est plus dans le tourisme, il s’agit du secteur de la restauration mais les compétences restent les mêmes »

Elle y reste 4 ans, pendant lesquels l’envie d’entreprendre commence à se faire sentir : « c’était une boîte familiale, j’ai appris beaucoup, j’avais des responsabilités et mon directeur me faisait confiance à 100% durant son absence »; « c’est là où vraiment j’ai commencé à sentir l’envie d’entreprendre ; mais je me suis dit qu’il fallait que je continue à apprendre du secteur… en plus je voulais travailler dans mon quartier le 20ème arrondissement et je ne trouvais pas ce que je voulais à ce moment là…je n’arrivais pas à bien définir mon projet ». Elle a donc continué à se former chez Fauchon Réception puis chez Ludéric  dans le secteur de l’événementiel traiteur. En 2017, elle quitte Ludéric traiteur et décide que c’est le moment ou jamais pour enfin monter son projet. Durant un an, elle réfléchit au concept, définit son projet, cherche les partenaires qui pourront l’accompagner dans la création de son entreprise, référence des fournisseurs, trouve le local, et signe le bail en janvier 2018. Elle ouvrira son épicerie en mai 2018 après quelques travaux au sein du local.

Anne-Sophie désirait ouvrir une épicerie avec des produits de qualité et de saison. « Les clients sont aujourd’hui soucieux de la qualité́ et de l’éthique dans leur consommation quotidienne. Le petit cabas a pour ambition de leur donner la possibilité́ d’avoir une alimentation qui répond à leurs attentes et à leurs besoins. » Des produits frais, bruts, de qualité́ et gourmands, sélectionnés directement chez les producteurs d’île de France en priorité. Le projet « le petit cabas épicerie » est une idée qui a évolué́ au fil du temps. Résidant à Paris depuis plus de 10 ans, mes expériences professionnelles et personnelles m’ont amenée à une véritable volonté́ de partager mon goût pour la cuisine et les bons produits.

« L’entreprise que je crée à travers le petit cabas véhicule à mes yeux la notion forte de consommation raisonnée par le biais de l’approvisionnement en circuit court, la faible empreinte énergétique, le respect de la saisonnalité́ des produits et l’agriculture durable. »« Les produits en vente au sein de l’épicerie reflète la simplicité́, la qualité́ et le partage. »

Elle vend des produits d’épicerie fine, qui viennent d’Ile de France majoritairement car le but est d’avoir un impact minimum sur l’environnement et donc de se fournir au plus près. « J’apprécie quand le produit a une histoire, que j’ai une anecdote à raconter au client ».

Par exemple, le miel Béton est fait à Saint-Denis, or elle habitait dans le 93 étant plus jeune, c’est ce qui l’a poussé à se fournir auprès de ce collectif d’artistes, qui a créé ce miel dans le but de re-polliniser l’espace urbain ; et d’animer le territoire local…En achetant un pot vous investissez dans une ruche et parrainez un projet artistique. « Ils ont par ailleurs crée une ferme urbaine en permaculture avec qui nous travaillerons dès mars prochain » ; c’est leur projet dans sa globalité qui l’intéresse. Elle a également une partie « crèmerie » qui comprend du beurre, des laitages, des œufs ; des fromages fermiers au lait cru…

Enfin, elle compte une partie fruits et légumes, qui ne compte que des produits de saison. En charcuterie, elle propose à la coupe le jambon cuit à l’os de Doumbéa, « considéré comme le meilleur jambon de Paris », « les derniers à le fabriquer à Paris et dans la rue du petit cabas épicerie ».Enfin, elle propose une offre du midi composée de sandwichs toastés avec des produits de l’épicerie et des soupes maison.

« Le gros avantage, pour elle, c’est de travailler pour soi, on a une incidence directe sur tout ce qu’on fait et chaque action amène un résultat palpable » L’inconvénient, c’est que le secteur demande beaucoup d’implications personnelles et les débuts sont durs, « on doit avancer tout seuls », et bien que ce soit choisi, il faut être conscient que c’est lourd à porter, c’est pourquoi elle met en avant qu’il est « très important d’avoir le soutien de son entourage ».

Dans l’année du montage du projet, elle s’est inscrite au Pôle Emploi du 20ème arrondissement, qui lui mentionne Positive Planet. Elle se rend à l’antenne de Paris et y rencontre Youssef Balboul, qui l’accompagnera principalement pour le business plan : « on en a fait 7 versions, il s’en rappelle encore ! » ; il l’a aussi aidé à revoir le travail qu’elle avait fait en amont, sur l’étude de marché par exemple. « On nous donne aussi toutes les infos sur les différentes personnes ou organismes aidants à la création d’entreprise , qui peuvent être par exemple les sources de financement… partout on peut trouver l’information, mais chez Positive Planet on a une explication concrète et du conseil »

Anne-Sophie a ouvert son épicerie en mai 2018 et depuis, « j’ai tous les signaux positifs qui montrent que ça prend » : c’est un commerce de proximité, avec une clientèle de quartier, elle constate une clientèle croissante et surtout fidèle. Les retours des clients viennent le confirmer : « ils ont vraiment l’impression de remanger les fruits et légumes ou produits de leur enfance, des produits d’antan et gourmands… » Cependant, « pour gagner sa vie sur un commerce comme ça, la route est longue ». Elle a besoin aujourd’hui de se développer, par exemple pour proposer une offre auprès des professionnels car son épicerie se situe dans une zone de bureaux.

 

*Photos: François Silvestre de Sacy

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