f Jean MACCHI et Arnaud VALLET - Positive Planet France
Je donne donner pour la création d'entreprise
Ils créent

Arnaud VALLET et Jean MACCHI

NIOBE

Maison d'édition de meubles végétalisés
Gennevilliers
07 50 22 13 28
contact@lemeubleniobe.fr
https://www.lemeubleniobe.fr/
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"N’allez jamais chez un docteur dont les plantes de la salle d’attente sont mortes"
Erma Bombeck.

PARCOURS PROFESSIONNEL

Jean et Arnaud se sont rencontrés à l’école de commerce EM Normandie, à Caen, tous les deux passionnés par le design sans pouvoir en faire leur métier. Ils ont commencé par chacun construire une expérience professionnelle de leur côté, revenus en région parisienne : Jean a travaillé 3 ans dans un cabinet de conseil, Arnaud dans l’évènementiel et la communication marketing. Au bout de ces 2-3 ans, le désir de créer était toujours présent, et il était essentiel de mettre en commun leurs passions. Pour Jean, c’était le design, de meubles en particulier, il construisait en amateur artisan des meubles ; Arnaud tenait à créer une entreprise sociale et créative autour de la nature. Ces intérêts, mis en commun, ont donné le meuble Niobé.

 

PROJET 

La marque Niobé souhaite végétaliser les intérieurs, créer des jungles urbaines. Elle veut répondre au besoin de bien-être et du retour à la nature, tout en redonnant du sens aux achats. Pour leur première collection, ils ont collaboré avec Jonathan Denuit, designer et paysagiste. Celle-ci se compose de 3 meubles : une étagère murale, une console et un bout de canapé, ouvertement inspirés de l’univers luxuriant du Douanier Rousseau. Ces meubles se démarquent par leurs lignes graphiques et équilibrées mariant le minéral et le végétal de façon inédite. Leur design aérien et astucieux permet de mettre en valeur les plantes sans avoir à se soucier de leur entretien. En effet ils intègrent un réservoir en céramique poreuse qui hydrate les plantes selon leurs besoins durant plusieurs semaines.

Leurs bureaux sont installés aux FacLab de Gennevilliers, ils y trouvent toutes les compétences et les outils pour évoluer. Privilégiant une approche locale, responsable et riche en savoir-faire, leurs meubles sont réalisés dans un atelier d’insertion à Nevers et leurs pots fabriqués à quelques kilomètres de là, dans l’une des plus anciennes poteries de France.

Ils lancent leur première collection avec une campagne de financement participatif sur KissKissBankBank en avril. La vente des meubles se fera uniquement en ligne pour le moment, mais puisqu’il est important de faire voir le prototype, ils souhaiteraient le mettre en vitrine de cafés, lieux de vie, concepts store par exemple. De plus, ils souhaitent à long terme intégrer des personnes pour les aider sur le design, le prototypage, la com… « en interne, ce serait intéressant d’avoir des jeunes en insertion, pas forcément avec les mains dans le cambouis, dans la production (on imagine souvent la réinsertion dans le BTP/la menuiserie) ; mais derrière un ordinateur, comme nous » (Jean). Jean : « Y’a 2 chantiers : la création/design, puis la préparation de la fabrication du produit. On veut se rapprocher du joli ET facile à fabriquer, donc c’est des échanges avec le designer, les métalleries/menuiseries pour s’adapter à leurs moyens de fabrication etc. » En plus il faut commencer à se faire connaître. Arnaud est plutôt référent sur la com, Jean sur le processus de fabrication.

Ils préparent leur campagne de crowdfunding, qu’ils lanceront en avril ! N’hésitez pas à vous abonner à leur newsletter (via leur site Internet) pour vous tenir au courant !

 

VIE ENTREPRNENEURIALE

Jean : « le plus gros avantage, c’est qu’on touche à tout, et qu’on apprend énormément, on sort de notre zone de confort et des thématiques qu’on a l’habitude de traiter ; on créé tout de A à Z, on doit développer nos connaissances en juridique, web marketing, métiers manuels, prototypages 3D… On rencontre aussi, à chaque fois, des experts qui sont capables de nous aider et de nous faire apprendre plus vite ; c’est hyper enrichissant ! L’inconvénient, c’est le revers de la médaille : on est indépendants, on fait ce qu’on veut, mais du coup y’a pas de garde-fou, ça peut être flippant donc il faut avoir les tripes de continuer »

Arnaud : « l’avantage, aussi, c’est qu’on bosse à deux : on a deux visions complètement différentes, mais il n’y en a pas une qui est bonne et l’autre mauvaise. En plus, on est dans une bonne période pour l’entreprenariat, on est accompagnés gratuitement par Positive Planet ; et ça avance bien ! »

Jean : « c’est encourageant de voir les gens sur les réseaux qui nous font des retours positifs, qui trouvent que ce qu’on fait est beau, qui s’intéressent à l’initiative ; on a présenté pour la première fois le prototype à un public dans un salon sur le design, avec des échanges constructifs et positifs avec eux, sur les aspects à améliorer… ça nous permet de nous ajuster »

Arnaud : « et même les retours négatifs c’est finalement positif, tant que c’est constructif. LA différence, quand c’est ton projet, c’est que la critique est toujours plus difficile à recevoir, mais il faut prendre vraiment du recul. Mais c’est là aussi qu’il y a un gros avantage par rapport au salariat : je bossais pas pour moi à l’époque et ça m’intéressait beaucoup moins. La plupart des entreprises que je côtoyais n’étaient pas porteuses de sens (écologie, social), non plus, et j’avais besoin de ça. »

 

CONSEIL

Jean : « Montrer ce qu’on fait un maximum, recueillir des avis, écouter et surtout ne pas tout prendre personnellement ou au premier degré :  on ne peut pas faire un produit qui plaît à tout le monde ! Aussi, être capable de prendre du recul et se remettre en question, tout en avançant.

Ne pas avoir peur de confronter son travail, assez tôt, à des personnes qualifiées, des experts, mais aussi des personnes qui ont un regard extérieur, pas des proches qui vont soit prendre le projet trop à cœur et donner des directives, soit au contraire vouloir t’encourager à fond à te dire que tout est génial, mais c’est pas constructif ! les meilleurs retours qu’on a eu, c’était sur des salons, ou quand on allait voir des clients dans les magasins de plantes par exemple, pour leur demander ce qu’ils en pensaient, ils nous connaissent pas et ont rien à perdre à nous donner leur avis sans biais »

Arnaud : « Le problème pour beaucoup d’entrepreneurs c’est aussi le positionnement : ils ont leur idée mais ils savent pas à qui s’adresser, du coup ils lancent un service ou produit qui correspond à personne donc ça se vend pas ; mon conseil ce serait donc de bien se positionner sur la cible, les caractéristiques du produit ou du service ; et c’est en prenant ces regards externes qu’on se positionne mieux ! Il faut savoir s’adapter aux autres et progresser grâce à ça.»

 

ENTREPRENDRE A DEUX

Arnaud : « on a un pragmatique et un rêveur (rires). Notre façon de travailler est différente, Jean a été consultant en stratégie, il permet d’avancer bien comme il faut, de cadrer le projet. »

Jean : « … Et Arnaud, lui, il a le recul que j’ai pas forcément, il voit la situation sur le long terme, ce que les gens vont penser plus généralement du produit qu’on apporte ; et moi je suis plus dans le concret : comment on avance, quand est-ce qu’on a fini, c’est quoi nos objectifs, nos KPI (Key Performance Indicator)… »

Arnaud : « évidemment, y’a des tensions, mais globalement ça se passe bien. On est en coloc, donc on est beaucoup ensemble, mais on a trouvé un équilibre et on sait quand faire des pauses ! »

 

PPF&NOUS

En se rendant au Salon des Entrepreneurs en février 2018, Arnaud rencontre une personne de Positive Planet. Ils comptaient déjà se faire accompagner, « pour porter un regard extérieur sur ce qu’on fait, de l’expérience ». De plus, désirant situer leur écosystème en banlieue/QPV, mais n’en étant pas originaires, la position de Positive Planet France sur l’insertion sociale leur correspondait. Arnaud prend rendez-vous en avril, et ils se font accompagner par Jessalynn (antenne de Paris) depuis. Ils ont pu assister à un atelier sur les statuts juridiques, puis prendre un rendez-vous individuel avec un expert à ce sujet ; à travers leurs allées et venues, notamment lorsqu’ils venaient travailler dans l’espace de coworking, ils ont eu l’occasion de rencontrer d’autres porteurs de projets, et de faire partie d’un groupe Whatsapp pour échanger sur leurs idées. Ça les a motivés à se lancer assez tôt sur les réseaux sociaux, sur les conseils d’autres porteurs.

Arnaud : « On ne savait pas du tout où on en était par rapport au développement ou à la création, et de bien se positionner par rapport à un graphique pour visualiser les différentes étapes nous a permis de nous rendre compte de l’étendue de ce qu’il nous restait à faire ; ça fait mal à la tête mais c’est super utile ! Et d’être accompagné par des personnes qui nous font confiance, et qui font confiance au projet (Jessalynn nous porte beaucoup), c’est très stimulant ! »

Jean : « Surtout, elle nous a beaucoup aidé sur l’orientation « insertion sociale », pour trouver des locaux, identifier quel impact social ça pouvait avoir de créer de l’économie dans les QPV. »

Arnaud : « L’entreprenariat social, pour nous c’est normal, et on voyait pas spécialement les avantages fiscaux à ce niveau-là, mais en en prenant connaissance grâce à elle, on a pu se rassurer sur nos dépenses »

 

 

 

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